Fabrice Cambel

Prénom Fabrice
Date de naissance 1973
Pays Gascogne
Instruments Guitare
Années actives 2009-2025

Fabrice Cambel

Chanteur-auteur-compositeur — né en 1973 à Condom, dans le Gers
Genre : Chanson française / folk gascon / poésie rurale contemporaine


L’âme gasconne en trois accords

Fabrice Cambel, c’est une voix grave et tendre qui sent la terre mouillée, le feu de bois et le silence des champs au petit matin. Né à Condom, dans le Gers, il grandit entre les vignes de l’Armagnac, les fêtes de village et les chansons que fredonnait sa grand-mère. Très tôt, il se met à écrire « pour dire ce qu’on ne dit pas chez nous », entre pudeur, humour et lucidité rurale.


Trois chansons, trois sillons dans le paysage musical

Foie de Gascon (2009)

Un premier coup de plume, et déjà un coup de pied dans les habitudes. Cette ballade mi-tragique, mi-comique sur le destin d’un canard gavé devient un hymne inattendu. Derrière l’ironie du titre se cache une critique douce-amère des traditions qu’on suit sans les questionner. La chanson est jouée dans les écoles agricoles, reprise dans les bistrots de Toulouse, et même diffusée par France Bleu.

Otros Palmipédas (2012)

Plus engagé, plus dense, ce deuxième titre mélange français, espagnol et gascon dans une complainte hypnotique pour « tous les volatiles sacrifiés au nom de la gourmandise ». Cambel y développe un univers plus large, où l’animal devient symbole, et la voix devient murmure collectif. Il se fait discret mais gagne une communauté fidèle dans le milieu des musiques alternatives et rurales.

Petite Gasconne (2024)

Après une longue pause, Cambel revient avec cette chanson d’amour et de résistance : une déclaration à une femme libre, ancrée dans sa terre, indomptable comme une jument sauvage. C’est aussi un hommage aux filles du Sud, aux mères silencieuses, aux amantes qu’on ne retient pas. Le titre tourne sur les plateformes, dans les radios indépendantes, et relance Cambel sur scène, pour une tournée des granges et des théâtres.

Un chanteur enraciné mais nomade

Fabrice Cambel vit aujourd’hui entre le Gers et l’Ariège. Il refuse les majors, produit ses disques artisanalement, imprime ses pochettes sur du papier recyclé, et vend ses albums après ses concerts… souvent en échange de figues ou d’œufs frais. Il aime les choses lentes, les gens simples et les refrains qui restent dans la gorge, pas seulement dans l’oreille.


Citation de l’artiste

« J’écris pour ceux qui savent écouter quand tout le monde parle. »

Fabrice Cambel, la reconnaissance ouverte et les badges

Pour Fabrice Cambel, la reconnaissance ouverte n’est pas une mode numérique : c’est une façon de rendre visibles les histoires qui comptent. Dans ses chansons, il a toujours mis en lumière les invisibles — paysans, artisans, animaux oubliés, gestes minuscules. Les badges numériques lui sont apparus comme des chansons silencieuses, capables de raconter un parcours, une compétence ou un engagement, mais en image et en symbole.

Il a découvert le concept en 2023, lors d’un festival rural où il animait un atelier d’écriture. Un participant lui montre un badge attestant sa contribution à un projet d’agroécologie. “C’est comme une médaille, mais qui parle de ce qu’on fait vraiment, pas de ce qu’on possède”, dit l’homme. Cette phrase le marque.

En 2024, il rejoint un collectif gascon qui utilise la reconnaissance ouverte pour :

  • Valoriser les savoir-faire locaux (vigne, élevage respectueux, artisanat)

  • Reconnaître les compétences informelles (bénévolat, transmission intergénérationnelle)

  • Encourager l’engagement culturel (musique, contes, ateliers)

Fabrice y voit une continuité avec sa musique : transmettre, rendre hommage, relier les gens. Il dit souvent que les badges sont aux compétences ce que les refrains sont aux chansons : un moyen de se souvenir et de se reconnaître.

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